- Cyprien (2008) -
D'emblée je tiens à souligner que cet article ne s'adresse pas uniquement aux garçons ou parents de garçons. Ce post part, en fait, d'une réflexion sur la jeunesse en général et ses nouveaux objectifs souvent incompris par les générations supérieures.
Je ne prétends pas du tout rédiger une étude sociologique et encore moins jouer au psy, cependant je cherche simplement à donner mon avis sur un conflit générationnelle qui se durcit de plus en plus.
Suite à la lecture d'un article du magazine CLES (mai 2011), intitulé : Comment redonner du rêve à notre jeunesse ? ; mais aussi à de nombreuses réactions auxquelles j'ai pu faire face, j'ai cru devoir effacer certains préjugés trop bien ancrés dans notre société car si souvent répétés. Selon de nombreux adultes (pas toujours très loin de cette période effrayante qu'on appelle : adolescence), la jeunesse est désenchantée. Plus de rêve, plus d'avenir, plus de motivation, plus d'argent, plus rien... La crise, quoi ? Si Voltaire avait pu observer notre société, il aurait sans doute remodifié son Candide et notamment sa conclusion. Ce qui aurait donné un : "Tout va mal dans le pire des mondes".
J'ai donc décidé de dresser une petite liste des reproches faits à la jeunesse d'aujourdhui :
J'ai donc décidé de dresser une petite liste des reproches faits à la jeunesse d'aujourdhui :
1/ Les jeunes ne communiquent plus (mis à part virtuellement) autrement dit : "mon enfant ne lâche plus sa console" :
C'est vrai (mis à part quelques exceptions, quel enfant entre 10 et 14 ans n'est pas scotché plusieurs heures devant sa console, télé ou internet ?). Mais cela ne veut pas dire qu'il faut en conclure que cette jeunesse laissera place à un monde d'adultes lobotomisés du cerveau. J'ai aussi eu ma phase "geek" mais cela n'a pas forcément été négatif parce que grâce à internet (je suis née en plein dedans) j'ai pu avoir une ouverture sur le monde auquel les générations supérieures n'avaient pas accès.
Pourquoi passons nous notre temps (nous les jeunes) sur internet ? Cela dépend des âges mais de manière générale j'ai envie de dire qu'internet est une fenêtre ouverte sur le monde. Même si nous nous réfugions sur les mêmes sites (Facebook, twitter, etc.), cela ne veut pas dire que notre vie est réglée autour des réseaux sociaux. Internet est une source énorme de savoir (n'en déplaise aux profs). Il est vrai qu'on peut tomber sur "tout et n'importe quoi" mais comment distinguer ce n'importe quoi s'il nous est défendu d'explorer. Bien souvent lorsque je me connecte je fais un petit tour de la blogsphère, de facebook, de mes mails, etc. Et c'est petit à petit que je fais des découvertes alors qu'au départ je n'avais pas du tout pour but de chercher telle ou telle info, seulement d'élargir mon horizon. Bien-sûr cette utilisation d'internet est personnelle et je ne dis pas que chacun plonge dans cet espace virtuel pour les mêmes raisons pourtant, il me semble que c'est bien pour s'ouvrir et non s'enfermer, que nous nous connectons à ce lieu aux possibilités infinies.
Quant aux jeux vidéos j'ai posé quelques questions à ma petite sœur afin de ne pas uniquement donner mon avis. Je précise qu'elle souhaite devenir vétérinaire (rien à voir a priori avec le monde virtuel).
Quel est ton jeu vidéo préféré ?
Nintendogs (jeu de dressage de chiens).
Peux-tu me classer ces trois activités par ordre de préférence : télévision, jeux vidéos, internet ?
1) les jeux vidéos
2) la télévision
3) internet
Pourquoi avoir constitué cet ordre ?
Ce que je préfère dans la console c'est le fait de pouvoir diriger ses personnages, de construire son propre univers. Pour la télévision, c'est la diversité d'émotions que l'on peut ressentir en regardant différents programmes. J'ai choisi internet en dernier car je ne m'en sert pas réellement.
Ce que je retiens de ces 3 réponses, c'est que nous jouons pour étancher notre source d'imagination et surtout pour s'évader, se projeter dans un autre espace temps et fantasmer la vie que nous pourrions avoir. Pour ma part je ne suis donc pas du tout pessimiste face au comportement des jeunes qui jouent à la console. Je ne conseille pas non plus de laisser un enfant 4 heures d'affilée devant car le piège est de ne plus s'apercevoir des multiples possibilités qu'offre la vie réelle.
Enfin, j'aimerais conclure sur un point qui me paraît très important : cet ennui des jeunes, perçu par leurs parents, n'est pas entièrement à remettre sur le compte de notre société de consommation et d'uniformisation. Si les jeunes s'ennuientsoi-disant plus qu'avant c'est peut-être parce que leurs parents ont parfois du mal à leur transmettre cette envie de découverte.
2/ les jeunes font plus d'études et pourtant ont moins d'avenir :
Ce préjugé n'a pas de lien direct avec le précédent pourtant il peut s'y rattacher. Je ne pense d'ailleurs pas que ce thème soit typique de notre époque, les générations supérieures ont toujours été assez pessimistes en ce qui concerne l'avenir des jeunes. Moi qui me dirige vers une filière journalistique, combien de fois j'ai pu voir des yeux écarquillés, lorsque j'annonçais mon choix, et dans lesquels on pouvait lire : "ma pauvre fille tu n'auras jamais de métier". Sachant que je me suis engagée dans des études "longues", mieux vaut ne pas écouter ce genre de personnes. J'ai même entendu quelqu'un me dire qu'il n'aimerait pas être jeune à mon époque. Heureusement, pour notre société ce n'est pas ce type de personne qui construit le présent. Je vis très bien dans mon époque et j'imagine que cela importe plus que l'avis d'un vieux nostalgique qui n'était déjà certainement pas heureux durant ses jeunes années.
D'autre part, même si, de nos jours, les études sont bien souvent indispensables, elles ne sont pas non plus un passeport vers la vie active. Tout dépend de ce qu'on en fait et ceci rejoint le précédent préjugé sur les jeunes face aux nouvelles technologies. Pourquoi, les parents ont-ils peur pour leurs enfants ? Parce qu'il voit leur adolescent de 17 ans consterné lorsqu'on lui demande ce qu'il souhaite faire de sa vie, tout en précisant que c'est maintenant ou jamais. Peu sont capables de répondre, avec certitude, à la question : "qui seras-tu dans dix ans ?" et heureusement ! D'autant plus que les profs, en majorité, ne sont plus que des sources de savoir, ils ne savent plus transmettre la passion de leur métier (bien sûr, ici, je ne parle pas de tous les profs, j'ai pu en rencontrer certains qui s'investissaient énormément), ni rassurer les élèves quant à leur choix d'études. L'année qui suit le bac est fréquemment une année d'essai. C'est aussi une année qui nous permet de rencontrer d'autres personnes, d'autres "profils" scolaires qui nous donneront peut-être l'envie de nous réorienter. Pour bien comprendre la pression mis sur les jeunes il faut se mettre à leur place et se dire qu'avant la Terminale, leur objectif était principalement de passer dans la classe supérieure et tout à coup on leur dit avoir 6 mois pour bâtir leur futur. Normal qu'ils soient perdus, non ?
Avec l'exemple de mes parents j'ai compris qu'il était possible de se réorienter tout au long de sa vie, alors ce n'est pas vraiment grave si les deux années suivant le bac ne sont pas des années "mises à profit" pour notre vie active future. J'ai eu la chance de trouver rapidement des études qui me conviennent mais si j'avais été dans le cas de l'indécision, je serais partie à l'étranger malgré l'avis des profs pour qui nous allons ruiner notre avenir en optant pour cette option. Cependant, je pense qu'aujourd'hui parler couramment une 2nde langue est très valorisé dans un CV, or c'est ce qui arrive à tous ceux qui décident de partir. De plus, c'est un bon moyen de gagner en maturité, d'apprendre à se débrouiller soi-même sans l'aide de papa et maman.
Voilà pour le moment. J'espère que cet article (pour ceux qui ont eu le courage de le lire jusqu'au bout) aura redonné un peu d'espoir aux jeunes et aux autres parce qu'il me semble que chacun peut trouver sa voie même si ce n'est pas celle envisagée au départ ni la plus sûre.
C'est vrai (mis à part quelques exceptions, quel enfant entre 10 et 14 ans n'est pas scotché plusieurs heures devant sa console, télé ou internet ?). Mais cela ne veut pas dire qu'il faut en conclure que cette jeunesse laissera place à un monde d'adultes lobotomisés du cerveau. J'ai aussi eu ma phase "geek" mais cela n'a pas forcément été négatif parce que grâce à internet (je suis née en plein dedans) j'ai pu avoir une ouverture sur le monde auquel les générations supérieures n'avaient pas accès.
Pourquoi passons nous notre temps (nous les jeunes) sur internet ? Cela dépend des âges mais de manière générale j'ai envie de dire qu'internet est une fenêtre ouverte sur le monde. Même si nous nous réfugions sur les mêmes sites (Facebook, twitter, etc.), cela ne veut pas dire que notre vie est réglée autour des réseaux sociaux. Internet est une source énorme de savoir (n'en déplaise aux profs). Il est vrai qu'on peut tomber sur "tout et n'importe quoi" mais comment distinguer ce n'importe quoi s'il nous est défendu d'explorer. Bien souvent lorsque je me connecte je fais un petit tour de la blogsphère, de facebook, de mes mails, etc. Et c'est petit à petit que je fais des découvertes alors qu'au départ je n'avais pas du tout pour but de chercher telle ou telle info, seulement d'élargir mon horizon. Bien-sûr cette utilisation d'internet est personnelle et je ne dis pas que chacun plonge dans cet espace virtuel pour les mêmes raisons pourtant, il me semble que c'est bien pour s'ouvrir et non s'enfermer, que nous nous connectons à ce lieu aux possibilités infinies.
Quant aux jeux vidéos j'ai posé quelques questions à ma petite sœur afin de ne pas uniquement donner mon avis. Je précise qu'elle souhaite devenir vétérinaire (rien à voir a priori avec le monde virtuel).
Quel est ton jeu vidéo préféré ?
Nintendogs (jeu de dressage de chiens).
Peux-tu me classer ces trois activités par ordre de préférence : télévision, jeux vidéos, internet ?
1) les jeux vidéos
2) la télévision
3) internet
Pourquoi avoir constitué cet ordre ?
Ce que je préfère dans la console c'est le fait de pouvoir diriger ses personnages, de construire son propre univers. Pour la télévision, c'est la diversité d'émotions que l'on peut ressentir en regardant différents programmes. J'ai choisi internet en dernier car je ne m'en sert pas réellement.
Ce que je retiens de ces 3 réponses, c'est que nous jouons pour étancher notre source d'imagination et surtout pour s'évader, se projeter dans un autre espace temps et fantasmer la vie que nous pourrions avoir. Pour ma part je ne suis donc pas du tout pessimiste face au comportement des jeunes qui jouent à la console. Je ne conseille pas non plus de laisser un enfant 4 heures d'affilée devant car le piège est de ne plus s'apercevoir des multiples possibilités qu'offre la vie réelle.
Enfin, j'aimerais conclure sur un point qui me paraît très important : cet ennui des jeunes, perçu par leurs parents, n'est pas entièrement à remettre sur le compte de notre société de consommation et d'uniformisation. Si les jeunes s'ennuient
2/ les jeunes font plus d'études et pourtant ont moins d'avenir :
Ce préjugé n'a pas de lien direct avec le précédent pourtant il peut s'y rattacher. Je ne pense d'ailleurs pas que ce thème soit typique de notre époque, les générations supérieures ont toujours été assez pessimistes en ce qui concerne l'avenir des jeunes. Moi qui me dirige vers une filière journalistique, combien de fois j'ai pu voir des yeux écarquillés, lorsque j'annonçais mon choix, et dans lesquels on pouvait lire : "ma pauvre fille tu n'auras jamais de métier". Sachant que je me suis engagée dans des études "longues", mieux vaut ne pas écouter ce genre de personnes. J'ai même entendu quelqu'un me dire qu'il n'aimerait pas être jeune à mon époque. Heureusement, pour notre société ce n'est pas ce type de personne qui construit le présent. Je vis très bien dans mon époque et j'imagine que cela importe plus que l'avis d'un vieux nostalgique qui n'était déjà certainement pas heureux durant ses jeunes années.
D'autre part, même si, de nos jours, les études sont bien souvent indispensables, elles ne sont pas non plus un passeport vers la vie active. Tout dépend de ce qu'on en fait et ceci rejoint le précédent préjugé sur les jeunes face aux nouvelles technologies. Pourquoi, les parents ont-ils peur pour leurs enfants ? Parce qu'il voit leur adolescent de 17 ans consterné lorsqu'on lui demande ce qu'il souhaite faire de sa vie, tout en précisant que c'est maintenant ou jamais. Peu sont capables de répondre, avec certitude, à la question : "qui seras-tu dans dix ans ?" et heureusement ! D'autant plus que les profs, en majorité, ne sont plus que des sources de savoir, ils ne savent plus transmettre la passion de leur métier (bien sûr, ici, je ne parle pas de tous les profs, j'ai pu en rencontrer certains qui s'investissaient énormément), ni rassurer les élèves quant à leur choix d'études. L'année qui suit le bac est fréquemment une année d'essai. C'est aussi une année qui nous permet de rencontrer d'autres personnes, d'autres "profils" scolaires qui nous donneront peut-être l'envie de nous réorienter. Pour bien comprendre la pression mis sur les jeunes il faut se mettre à leur place et se dire qu'avant la Terminale, leur objectif était principalement de passer dans la classe supérieure et tout à coup on leur dit avoir 6 mois pour bâtir leur futur. Normal qu'ils soient perdus, non ?
Avec l'exemple de mes parents j'ai compris qu'il était possible de se réorienter tout au long de sa vie, alors ce n'est pas vraiment grave si les deux années suivant le bac ne sont pas des années "mises à profit" pour notre vie active future. J'ai eu la chance de trouver rapidement des études qui me conviennent mais si j'avais été dans le cas de l'indécision, je serais partie à l'étranger malgré l'avis des profs pour qui nous allons ruiner notre avenir en optant pour cette option. Cependant, je pense qu'aujourd'hui parler couramment une 2nde langue est très valorisé dans un CV, or c'est ce qui arrive à tous ceux qui décident de partir. De plus, c'est un bon moyen de gagner en maturité, d'apprendre à se débrouiller soi-même sans l'aide de papa et maman.
Voilà pour le moment. J'espère que cet article (pour ceux qui ont eu le courage de le lire jusqu'au bout) aura redonné un peu d'espoir aux jeunes et aux autres parce qu'il me semble que chacun peut trouver sa voie même si ce n'est pas celle envisagée au départ ni la plus sûre.


Oui c'est au henné. C'est juste pour faire beau en vacances je trouve ça très jolie
RépondreSupprimerBise xx
Nice blog!
RépondreSupprimerFollow me if you like my blog and I'll follow you back. :)
UNDERNEATH THE STARS
Tout à fait ! D'accord ! Je trouve ça très rassurant de ne pas forcément savoir ce qu'on fera précisément plus tard quand on est encore au lycée ! Et c'est vrai aussi qu'il n'est jamais trop tard pour changer d'orientation ou de métier. Belle vie à toi. J'aimerais parler plus longtemps, mais trop fatiguée, grosse journée. Bonne nuit, ladameauchapeau
RépondreSupprimerLadameauchapeau
En fait tout les propos que tu sites, étaient déjà les mêmes dans la bouche des adultes de mon adolescence...c'est une fracture qui existe chez certaines personnes, dès qu'il passe à l'âge adulte, il montre ce changement en tenant de tels propos.
RépondreSupprimerPar contre, il me parait évident que sans l'intervention du monde extérieur, et entre autre des parents pour apporter une critique(constructive) d'internet ou des jeux vidéos, l'enfant, le jeune, est scotché et ne discerne pas la réalité, la beauté du monde extérieur.
Il faut un monde métis, fait de jeux vidéos, mais aussi de sorties, d'amis, de visites...
Gros bisous